Levons les yeux
Chocolat, Vanille, Café, ne sont pas les parfums de nos crèmes glacées de fin d’année mais les couleurs « tartinées » sur nos immeubles Fertois.
Lors d’une réunion de présentation du Plan Local d’Urbanisme, alors que je me plaignais de la destruction du Bois Frais et de l’implantation d’immeubles collectifs aux quatre coins de notre ville, Monsieur le Maire m’indiquait qu’une fois les peintures réalisées, nous trouverions cela beau.
Dans l’article du Pays Briard sur l’attribution d’une médaille à notre premier élu, celui-ci déclarait que souvent les « gens » ne se souvenaient même plus qu’il n’y avait rien avant la réalisation de ses magnifiques projets.
Pas si sûr Monsieur le Maire ! Les Fertois, anciens et plus récents se souviennent parfaitement du Bois Frais. Ils se souviennent également des jardins, des espaces verts peu à peu grignotés par des promoteurs bien informés de l’extrême libéralité du Plan Local d’Urbanisme de notre commune.
Si nous levons la tête, c’est au moins cinq immeubles banlieusards que nous avons vus s’implanter sur notre ville. Passe encore si ceux-ci permettaient de loger nos personnes âgées ou nos jeunes Fertois qui souhaitent s’installer à des prix raisonnables ; mais là encore le souci de rentabilité passe avant le service à nos populations. Les loyers de base, à peu près ceux du marché à l’origine, augmentent de façon vertigineuse.
Ces augmentations entraînent les locataires, familles monoparentales, jeunes couples ou retraités faiblement pensionnés à la limite du surendettement. Là encore des outils d’évaluation des politiques locales seraient les bienvenus.
En ce qui concerne notre environnement, l’esthétisme et l’implantation de ces constructions ne respectent pas notre cadre de vie. Ces programmes sont complétés par d’autres opérations immobilières tout à fait discutables. Après des critiques acerbes sur la commune de C…. qui a laissé s’implanter en entrée de village des lotissements ; voilà que nous faisons la même chose. Pas tout à fait la même chose, car le foncier est maintenant tellement inabordable qu’il se réduit comme peau de chagrin. Les aménageurs mettent sur le marché des lotissements, approuvés par la mairie, dont les terrains sont d’une superficie ridicule. Aucun véritable effort n’a été conduit en matière d’emploi et hélas nos nouveaux Fertois viendront renforcer la cohorte des « Franciliens voyageurs ».
Ce nouvel apport de population n’a pas non plus été anticipé et, à la va vite, on réaménage sur les fonds publics, et dans l’urgence des salles de classes, compliquant encore un peu plus la vie des familles ou des nourrices qui pour certaines devront naviguer entre 4 groupes scolaires pour reprendre ou déposer les enfants à l’école.
Chacun d’entre nous peut constater que l’on marche sur la tête !!! Levons les yeux, relevons la tête et regardons AUTREMENT notre ville.